Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 22:10

Les sorties

 

Ma première sortie avec l’Opel GT : le Téléthon.

Bien sûr immédiatement après mon achat, je cherchais un but de sortie. A Morangis, une commune de l’Essonne, des promenades en anciennes étaient organisées pour récolter des fonds au bénéfice du Téléthon. L’idée était belle et me plu. Je me suis inscrit, et j’ai participé avec l’Opel GT nouvellement acquise (depuis une dizaine de jours à peine).

J’y ai rencontré d’autres amateurs, et lié mes premiers contacts. J’ai fait la connaissance de Patrice, survolté et généreux ; je lui dois d’être aujourd’hui un membre heureux de l' AAP 70/70. C’est avec ce club, rejoint deux ans après, que j’ai réalisé les sorties dont voici le récit.

Voici quatre textes que j’ai écrits pour faire revivre à ceux qui y ont participé les sorties que nous avons faites ensembles ; et pour donner envie aux autres !




 

 

 

 

 

Rallye de l'Aisne       Pontoise - Plage    Recette pour un bon Week-End    Fifi fait un rallye à Viry

 

 

Par patrick deprince - Publié dans : Opel GT quelques sorties
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 21:07

Pontoise - Plage

Patrick Deprince ville de Pontoise

 

 

 

A peine rentré de vacances, je reçois un fax de l'AAP : une nouvelle sortie est organisée. C'est exactement ce qu'il nous faut pour une reprise en douceur. Réservation immédiate de ma part.


Une semaine avant le départ pour ce week-end fastueux, deux petits problèmes mineurs viennent troubler notre projet :

 

Le gars qui oublia

 

 

 

Ma tendre épouse a fait une invitation à des amis pour cette même date. (j'avais un peu légèrement oublié de la prévenir pour Pontoise, détail fâcheux !). Je pense que ce genre de circonstances n'arrive pas qu'à moi (Euh ! rassurez-moi )
Là, il faut négocier serré. Je retranscris ici un exemple efficace qui, je l'espère, pourra aider tous ceux qui ont connu ce petit avatar (Euh ! rassurez-moi) :
- Comment ? tu as invité sans m'avertir, et si j'avais prévu quelque chose, hein ? Appréciez bien l'astuce: retournement illico de la situation
- Mais je te l'avais dit Ah bon, elle connaît aussi le truc ! ça se corse
- J'ai dû oublier alors (la franchise, ça fait plus vrai !) C'est embêtant, parce que justement... (pas le temps de finir la phrase. Il faut admettre que les faits sont contre moi... Si quand même)
- Pour une fois qu'on les voit, on a déjà fait beaucoup de sorties (etc , j'abrège : vous les connaissez, elles essaieraient n'importe quels arguments pour nous retenir)

A ce stade, ne pas hésiter à jouer un atout majeur :
- J'avais une surprise ! (imparable, elles adorent les surprises, c'est bien connu !) On pourrait peut-être décaler l'invitation ? (toute de suite proposer une alternative qui peut résoudre le problème, et le tour est joué)
- C'est gentil de me faire une surprise (vous voyez, ça marche à tous les coups) , c'est quoi ?
- ...
L'erreur à ne pas commettre : sortir le fax de l'AAP ; c'est trop fort comme choc ! Un texte, une mise en page, un argumentaire aussi puissants, c'est vendeur un max ! ça vous accroche sans plus vous lâcher ! C'est d'un convaincant imparable !

 

Tellement impossible de refuser une offre aussi alléchante : personne de normalement constitué ne pourrait s'en remettre sans séquelles. Il est préférable et plus sympa de faire sobre. Mieux vaut y aller par petites touches, en délicatesse, le sourire avantageux. Où en étais-je ? Ah oui :
- ...
- Ca ne serait pas une sortie avec l'AAP par hasard ? (Ah mince ! elles ont du flair, tout de même !)

Pas le temps de finasser, dans l'urgence, être direct et ferme, donner le fax (justement il était dans la poche !) et dire :
- Comment t'as deviné ? (pour la mettre dans l'embarras : style, tu vois ça te manquait) , regarde, c'est une sortie fantastique ! Tu vois ça paraît très chouette, hein ? (Un fax composé comme ça, sûr elle craque !)
- Ecoute, c'est impossible, il n'ont pas d'autre date (tiens ! mais où est donc l'erreur ?)

Une seule chose à faire , céder un peu de terrain :
- On pourrait au moins y aller le samedi ?
- J'ai des occupations (là elles vous sortiront toutes sortes de tâches purement féminines, mais qui nous arrangent bien la vie à nous autres mâles) (note de l'auteur : penser à couper cette remarque qui pourrait être mal interprétée)

Vraiment, là ça paraît foutu ! Choix cornéliens : rester à la maison ou sortir, la famille ou les copains. On est dans le tragique, le drame : il va falloir renoncer à la sortie, se sacrifier.
- Tant pis, c'est quand même dommage
- Mais vas y tout seul samedi si tu veux
CQFD ! (Qui a dit que j ai du pot ?)
Surtout, dernier conseil : pour que ça marche il ne faut évidemment pas que votre tendre compagne ait lu ce passage. Trop tard ? Dommage pour vous !


Le gars qui pète un câble

Le problème avec les voitures anciennes, c'est le côté aléatoire de leur fiabilité. Un pauvre petit câble qui lâche et me voilà bloqué : sans embrayage, difficile de se déplacer. Galère. Colère. Misère.
Je décommande donc ma réservation, tout ça pour rien !

Je suis fier du club auquel j'appartiens :

A peine ai-je passé mon coup de fil pour décommander, que je reçois un appel d'un gentil membre qui me propose son aide pour réparer. Encore faut-il avoir un câble de rechange à temps.
- T'en fait pas, si tu n'en trouves pas, je te prête la Dauphine.

Je le redis, ça c'est un club.

L'entraide n'est pas un vain mot
Un stand à monter ! Je viens !
C'est vendredi après-midi ! J'arrange le coup !
Il manquera du monde pour la remballe du dimanche !
Je serais là ! Normal, la solidarité c'est ça.


Pontoise Plage nous voilà ! ! !

 

 

Un stand quel stand ? C'était pas marqué sur le fax !

- Un décor de plage

 

Imaginez :

Une Aronde rutilante sanglée sur une dépanneuse défraîchie ;
Des panneaux qui dépassent sur les deux côtés de la galerie de la P 60, bardés de sangles et tendeurs ;
Une R8 chargée de parpaings, une R16 transportant tout un attirail de tables et chaises plus ou moins pliantes ; Une voiture rouge, indéterminée, bourrée de sciure.

C'est le convoi que nous avons formé ce vendredi après-midi jusqu'à Pontoise.


Installation sans problème hormis la petite inquiètude (mais alors là toute petite : à peine une légère perplexité, un brin de tiens-tiens-tiens, trois fois rien quoi), quand on s'est aperçus que l'une des rampes de la dépanneuse était coincée, et donc pas moyen de descendre l'Aronde.
Coincée ? C'est rien, ça l'a déjà fait, on a l'habitude, il suffit de passer en-dessous et de donner un coup de pied (c'est beau la maîtrise sur les événements !)

Ca résiste ! C'est rien, une fois aussi ça a été plus dur, passe-moi un marteau (c'est beau un mec qui part à la plage avec son marteau !)
Ca bloque encore ! C'est rien (trois fois rien, je vous l'avais dit !) Il faudrait du dégrippant (c'est beau la certitude !) On met du dégrippant partout et ça va glisser au premier coup de marteau, surtout si quelqu'un pousse avec le pied et qu'un autre tire en même temps (c'est beau l'efficacité !)
Ca bouge pas d'un poil ! Les grands moyens, les gars, on pousse avec la fouche d'un Fenwick, là ça va le faire ! ! ! (c'est beau l'énergie du désespoir !)
La rampe a glissé, l'Aronde a pu descendre de la dépanneuse et prendre sur la plage (c'est beau un Fenwick ?)

 

A 18h le coefficient de marée est de 105, drapeau vert sur la plage, le week-end s'annonce beau.

 

 

 

La mer, les mouettes

Samedi matin on fignole notre stand pour le concours qui aura lieu dimanche.
Au fait, et les autres clubs ? Qu'est-ce qu'ils ont préparé ? Rien. Ah bon !

10h, café. Les véhicules des différents clubs s'installent ; l'AAP avec la bonne humeur qui y règne, relève le niveau assez déprimant de l'exposition d'anciennes.
Musique entremêlée du bruit des vagues et des cris des mouettes (il y a de drôles de disques !), on s'y croirait. Les copains arrivent petit à petit, et les rires agrémentent l'ambiance.

Pontoise-Plage
Petite station balnéaire très agréable
Appréciée pour son climat particulièrement ensoleillé, temps sec garanti
Sa plage réputée pour son sable d'une finesse incomparable
Gastronomie à la hauteur des exigences des plus fins gourmets.

Justement : deux compères ont dû garder le stand et se payer des quiches froides et infectes, en récompense de nous avoir laissé partir déjeuner à l'extérieur ! Et nous avons pris notre temps : il faisait chaud au resto.
Le reste de la journée s'est déroulé très calmement. Nous étions bien installés à la plage, ambiance farniente.

La fête continue

Dimanche, nous arrivons vers 10 h, la marée est montante depuis une heure déjà. Nous allons directement nous prendre un petit café. La plage est toujours aussi accueillante, surtout par contraste avec l'environnement proche.
Au programme une promenade en ville, nous nous mettons rapidement en convoi et c'est parti pour la balade. Nous recevons bon accueil des gens qui nous voient défiler. Un peu plus tard, nous arrivons dans un parc où tout le monde se gare.

 

 

 

Apéro, et musique. Surprise de surprise. Et plus encore puisqu'on nous apprend qu'un repas est prévu dans un resto à côté. Ah bon ? Très bien, mais nous avons laissé des amis à la plage pour garder le matériel, et accueillir les lève-tard. La décision est vite prise, nous les rejoindrons et prendrons le casse-croûte avec eux.. Un club est un club !

Retour à la plage, sous le regard plutôt étonné de ceux qui se dirigent allègrement vers le restaurant.

C'est pourtant vrai qu'en arrivant nous avons un choc, tout est vide, hormis notre coin où les tables ont été dressées, toute l'animation est concentrée sur ces quelques mètres carré de plage. A nous les agapes. Problème : pour le repas, je pensais faire comme samedi ; ce qui veut dire pas de couvert, pas de nourriture, rien quoi ! A part la bonne humeur, bien sûr ! Par contre des prévoyants, des avertis, des échaudés, des habitués, des organisés, des consciencieux, eux , ils avaient.

Qui veut de la pizza ? Qui veut du poulet ? Tiens goûte-moi ce petit rosé ! Y-a du sel ?
Tu reprendras bien un peu de gâteau ? et du café ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref on n'avait pas encore attaqué les différentes tartes, que les autres revenaient déjà de leur resto.
La chaude voix éraillée d'Edith Piaf sort des HP d'une Aronde bien connue. Ici on s'amuse !

Annonce du maire : remise des prix. Ca tombe bien, on termine tout juste le champagne.

La R8 du Président remporte une coupe, la Plage remporte une coupe, le club fait une ovation.
Départ des uns, les autres sont de remballe.
Convoi rapide pour le retour, bien que nous ayons été un tant soit peu inquiets à cause de la circulation habituellement dense le dimanche.
A ce point rapide, que la solidarité jouant, je peux laisser la Dauphine devant chez le Président et rentrer ainsi au plus vite pour rejoindre mes invités, qui avaient bien voulu m'attendre.
La fête continue ! ! !

 

Par patrick deprince - Publié dans : Opel GT quelques sorties
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Dimanche 12 avril 2009 7 12 /04 /Avr /2009 22:46

FIFI FAIT UN RALLYE A VIRY

 

 

Fifi, alias « Fifilajaune » pour les internautes, c’est Philippe. Pour l’AAP 50/70, il officie comme trésorier. Pour la deuxième année il nous a concocté un rallye époustouflant.

Sur le site monopelgt.fr.st, je relate le premier de ces moments inoubliables qu’il nous a fait passer.
Après la réussite de l’année dernière, on pensait tous qu’il serait difficile de faire mieux.

On l’attendait au tournant le Philippe !… C’est lui qui nous a cueillis.

 

Ponctuels nous sommes : bien à l’heure tout le monde se retrouve sur le parking de la mairie de Viry Châtillon. Et déjà ça commence très agréablement puisque nous sommes accueillis avec café chaud, croissants et pains au chocolat en veux-tu en voilà. On est tous prêts pour affronter les épreuves.
Et ça démarre fort ! Je me retrouve avec un dossier dit road-book pour les initiés, aussi épais qu’une déclaration d’impôts. J’ouvre et que vois-je ? Une carte, des calques, des consignes, des numéros de téléphone, des questionnaires, une grille de mots croisés, etc...
Au secours !
En même temps je ne vais pas me plaindre, je le savais, j’étais prévenu, je m’y étais préparé ; ne soyons pas hypocrite : je pouvais même avoir la certitude qu’il en serait ainsi ; bref, quand on connaît Philippe, il fallait s’y attendre.
Un cours briefing, et nous voilà tous affairés autour des tables à chercher la manière d’orienter le calque pour repérer le parcours du rallye. Moi, méthodique comme je suis, je me mets à la quête d’adhésif et de ciseaux pour scotcher mon calque sur la carte : une fois que j’aurais trouvé la bonne position je n’aurais plus qu’à fixer le calque sur la route ; génial non ?

Non !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parce que le trait, il recouvre le nom des rues ; et le nom des rues, il est quand même important pour se repérer, en ville !




 










Bon ! Je vais faire comme tout le monde et simplement reporter le trait sur la carte. D’autant que des calques, il y en a deux.
Ah ! Ca commence bien ! Aussitôt la route tracée, nous voilà parti pour 2 ou 3 heures de pérégrination dans la ville. Là ça devient très drôle, sachant que nous avons tous le même parcours, les mêmes énigmes, on se demande comment tout le monde a pu s’éparpiller aussi allègrement dans la commune ; à tel point qu’il nous arrive parfois de nous croiser ! Allez comprendre !
Bien vu Philippe, car si on y réfléchit, 36 équipages à la queue leu leu, ça aurait été un peu triste. Là au contraire, amusement assuré ! On se fait signe en se demandant qui est dans le bon sens, qui est perdu. Ce qu’on ne se demande pas, en tous cas, c’est qui a pondu ces énigmes tordues !


Annie et moi on s’en sort pas trop mal ; heureusement que j’ai un copilote… D’autres ne sont pas aussi bien lotis. J’ai même vu quelqu’un dans une Fiat 500, vous savez le « pot de yaourt », quand il mettait la carte devant ses yeux, il ne pouvait plus voir la route tellement le pare-brise est grand !



Je vous le dis, l’aventure est au coin de chaque rue ; ça se vérifie même à Viry Châtillon.
En tous les cas, pas d’incidents, pas de pannes. Justes les petites inquiétudes habituelles que nous prodiguent nos anciennes. Il faut parfois s’arrêter, lever le capot, repérer d’où peut venir un nouveau bruit ;


il y a toujours un autre concurrent pour prêter main forte. C’est le côté sympa des amateurs d’anciennes.

 

 

Il a tout prévu Philippe, même des pointages surprises sur le parcours. 

 

 









Cela a l’avantage de nous rasséréner : on se dit qu’on est dans les temps et sur la bonne voie ! Pour nous, ça roule. On a trouvé toutes les énigmes. Bon, il y en a bien deux ou trois dont on n’est pas vraiment sûrs, mais à voir tourner et retourner les autres, on peut se sentir optimistes. L’optimisme étant une mesure surévaluée de la réalité !

Bref on s’amuse bien.

Ouf ! Dernière énigme ! Mine de rien on a appris pas mal de choses sur Viry Châtillon. Cette commune, j’y passe fréquemment, par la Nationale 7 ; je passe à côté peut-on dire ! Je vois des garages, un bout de lac, une patinoire, des magasins de bricolage. En fait j’ai découvert une ville avec une histoire riche, qui s’est illustrée en tant que pionnière de l’aviation, par exemple ; avec de beaux quartiers pavillonnaires, aussi bien que des grands ensembles. Maintenant, je file toujours par la Nationale 7, mais j’ai un autre sentiment en passant à Viry, notamment j’ignorais qu’il y avait un parcours de karts au bord du lac !
Petit à petit, on se regroupe sur le parking de l’Hôtel de Ville, on commente nos aventures, on s’échange quelques tuyaux pour les énigmes, et les mots croisés ; ça nous permet de lier contact avec les autres concurrents, car si parmi nous beaucoup de gens se connaissent bien, il y a un bon nombre de nouvelles têtes, et s’il est un plaisir pour moi, c’est celui de faire de nouvelles rencontres. C’est le côté sympa des rallyes.

 

                        Repas, dans une belle salle, dite la Ferme.

 










Ambiance tellement agréable que l’on se met un peu en retard sur le timing précis de l’ami Philippe ! Après plusieurs rappels nous repartons en convoi sur le site de nos prochaines épreuves : le parking du rassemblement mensuel du troisième dimanche (au fait il n’a pas un nom ce parking ?).

L’après-midi va être bien occupée !

Il est vrai que je ne serais jamais objectif concernant l’automobile ancienne, mais vous devez bien admettre avec moi, que toutes ces voitures d’époques et d’origines variées, c’est beau, ça émeut, ça attendrit, ça évoque, ça remémore, ça attire, ça plaît.

Cela se mérite aussi !

Nous jouons, avec nos autos de collections ; mais avant, il a fallu surmonter pas mal d’ennuis de toutes sortes. Pas un collectionneur qui n’ait connu de problème, non seulement avec son auto, mais aussi avec son entourage.
Tous font des sacrifices, à différents niveaux, c’est pour leur plaisir bien évidemment ; sachant qu’une bonne partie de ce plaisir est de faire partager leur passion.
Les sorties de fin de semaine sont des récréations pour les grands enfants que nous sommes ; un part importante de nos loisirs est pourtant occupée à rechercher des pièces, réunir une documentation, réparer, fignoler, nettoyer, lustrer. Et pour une minorité, il faut en plus organiser, gérer, créer des événements avec tout ce que cela implique de relations publiques, et de stress.
Je pense ici à la petite équipe, que je connais bien ; toujours prête, dans l’ombre, pour que comme par magie tout se passe pile poil comme prévu : on est parti le matin après le café, on s’est amusé ; et pendant ce temps quelques unes-uns se dévouaient pour ranger, préparer la salle du repas, etc…On arrive, tout est nickel !

Cette féerie, c’est le talent de gens dévoués.
Que j’aime !
Au moins autant que les voitures anciennes ! ! !

 
















































Les badaux, curieux, s’approchent de nos véhicules bien alignés sur le parking. Philippe nous présente les épreuves.Et c’est reparti ! Il faut répondre à des questions de réglementation automobile, reconnaître des écrous, se dépêcher de remettre des boulons sur leurs vis,



























rebrancher correctement une fameuse R12 jaune pour qu’elle redémarre comme avant, et tant qu’on y est lui changer une roue en un temps record !

Et puis dans la série bonne conduite ça serait bien qu’on montre ce qu’on sait faire en marche arrière !
Le top pour moi ça a été de rapprocher au plus près d’un pauvre œuf posé au sol, le moyeu gauche de ma GT ; moi, j’avais compris tu t’avances le plus possible sans écraser l’œuf ? Eh ben non !


Il fallait juste rapprocher au plus près le moyeu gauche, de l’œuf. 


Je vous le refais ? On peut vraiment perdre des points bêtement, vous ne trouvez pas ?

Fin de l’après-midi. L’ambiance n’a cessé d’aller crescendo tout au long de la journée. Personne ne se sent fatigué, et pourtant nous avons tous donné le meilleur de nous-même, en vrais sportifs. D’ailleurs personne ne se prive de commenter ses exploits, qui à l’épreuve de la marche arrière, qui à celle de l’allumage, etc… Maintenant que tout le monde se connaît, et il va bientôt falloir se quitter. Mais avant, il y a les résultats ; la remise des prix. Nous sommes de retour dans la salle de la ferme ; et là, comme dit plus haut (magie)! C’est le côté sympa des bénévoles .
Lorsque nous entrons dans la salle, la première vue que nous en avons, est celle de la table, sur laquelle on été disposés les trophées. Une quantité impressionnante.



Disons-le Philippe nous a gâtés. Grâce aux sponsors qu’il a su trouver : ils sont présents sur les belles plaques de rallye, qui sont une fierté et restent un souvenir tangible pour chaque participant. C’est le côté sympa des sponsors. Le premier prix consistait en une silhouette de borne routière, sur socle, translucide, gravée en dépoli au nom de l’AAP 50/70. Un beau trophée créé par Cédric ; je vais lui demander, sans offenser sa modestie, de bien vouloir me la signer.

    Discours du Président de l’AAP, remerciements de la part de Philippe, congratulations par le maire, tout le monde applaudi. La remise des prix a lieu et chaque participant se verra attribué un lot. Petit à petit, les concurrents se dispersent et reprennent leurs autos pour rentrer chez eux. Quelques uns d’entre nous terminent la soirée ensemble autour d’un repas improvisé.

    Je m’intéresse depuis longtemps au monde de l’automobile ancienne et je peux affirmer qu’il est très rare qu’un club local puisse réunir autant de véhicules pour un rallye de ce type :
se taper trois heures de circulation dans une commune de banlieue en répondant à des questions c’est du plaisir ça ?
La performance est à saluer.
C’est le travail d’une équipe, forte parce que bien épaulée par de fidèles adhérents. La convivialité et la bonne humeur (qui font de ce club le plus populaire des clubs de populaires ) comptent pour beaucoup dans la motivation de chacun.

Cet esprit particulier, nous en sommes les acteurs et les garants ; à nous de le cultiver.
Notre récompense, nous la trouvons dans de belles journées comme celles-ci ; et on en redemande. le côté sympa de l’AAP !

A part ça Philippe tu ne voudrais pas nous préparer une petite journée genre « Virée à Viry », pour l’année prochaine ?


Texte : Patrick Deprince
Crédit photos : Jean-Michel Houssais et Patrick Deprince


Par patrick deprince - Publié dans : Opel GT quelques sorties
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 21:20

Pour réussir un bon week-end, il faut plusieurs ingrédients bien sélectionnés :



1°) des joyeux drilles
2°) des voitures anciennes
3°) un château, une cave, un Clos Lucé, un aquarium avec des poissons dedans.

Pour commencer, prenez les joyeux drilles et disposez-les confortablement dans les voitures

Attention ! Il existe de nombreuses variétés de joyeux drilles, pour bien s’y retrouver voici quelques conseils : La meilleure qualité reconnue à ce jour est assurément celle en provenance d’un petit club de l’Essonne. Nous y avons rencontré les plus fabuleux spécimens. Veuillez noter également que l’on trouve différentes espèces de joyeux drilles, pour mieux les reconnaître, voici quelques photos avec légendes. Ce sont tous des joyeux drilles originaires de ce fameux petit club, je vous les recommande en toute confiance.



 


     Ici nous nous trouvons en présence du joyeux drille         bosseur, il est nécessaire et même indispensable pour la bonne prise de la recette















Le joyeux drille bosseur a la particularité de pouvoir muter, nous pouvons aussi le trouver sous la forme du joyeux drille orateur
























 












Autre cas particulièrement intéressant, le joyeux drille arboricole, il est très difficile à localiser dans son milieu naturel





































Le joyeux drille vinicole s’accommode également très bien à cette préparation, nous en voyons ici un modèle








































Nous n’oublierons pas le joyeux drille poète, dont la présence discrète assure un charme élégant à l’ensemble







Le joyeux drille franc-tireur est une rareté, il faut l’approcher avec précaution pour éviter tout risque











Si vous avez la chance de trouver un joyeux drille bricoleur ajoutez-le à la composition, vous m’en direz des nouvelles






















Le joyeux drille à colliers apportera une touche raffinée à votre réalisation
































La recette serait incomplète sans le joyeux drille gourmand













Ce petit club regorge de joyeux drilles de très bonne tenue, qui seront parfaits pour votre recette


















   Voilà pour l’ingrédient principal. Je n’ai malheureusement pas pu obtenir de clichés présentables des autres joyeux drilles qui ont aussi merveilleusement accommodé ce plateau : il faut dire qu’il y en a de particulièrement remuants !...

 

  

  

Prenez délicatement vos joyeux drilles et placez-les dans les véhicules, agitez.

Attention ! ! ! il ne faut jamais prendre le joyeux drille au sérieux : vous risquez de le froisser. En effet, il est très fragile de là. Prenez un joyeux drille au sérieux vous pouvez être sûr de le blesser. Par contre il adore être pris à la rigolade, et c’est bien la meilleure façon à ma connaissance pour l’attraper.

Vous devez agiter pendant une bonne heure, puis laisser reposer en arrosant légèrement, un arôme de café va très bien.


Ensuite remettez en véhicules, thermostat 90-100, pas plus. Lorsque vous constaterez quelques signes de gesticulation, il sera temps de laisser reposer à nouveau, tout en arrosant, Pensez à ajouter un peu de pain et charcuterie.

Il faut à nouveau agiter pendant deux bonnes heures,


puis sortez les joyeux drilles des véhicules et mettez les à rafraîchir en cave. Là il faut arroser copieusement. Laissez bien reposer.


Laissez reposer une nuit entière, vous retrouverez vos joyeux drilles en parfaite condition le lendemain. Tôt le matin commencez à les remuer. Puis replacez-les dans leurs véhicules ; ne vous laissez pas impressionner par quelques avatars de démarrage.

 


















Pour que votre recette fonctionne bien, il faut absolument que vos joyeux drilles soient le plus souvent possible en mouvement. Pour cela il doivent passer par :













 

 

                                                                         Et par      















Après une dernière vérification, il ne vous restera plus qu’à vous servir et bien en profiter.

Cette recette extraordinaire est celle de mes amis Ghislaine et Philippe.
Ils la réussissent à la perfection
Nous avons eu le plaisir, Annie et moi d’en goûter l’exquise saveur. C’est un moment de bonheur partagé entre amis que nous conserverons parmi nos meilleurs souvenirs.

 

Textes et photos : Patrick DEPRINCE

Par patrick deprince - Publié dans : Opel GT quelques sorties
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 17:54

Dimanche, c'est rallye

 

Levés de bon matin, nous partîmes joyeux pour une course lointaine. A 9 heures tapantes, nous arrivâmes au rendez-vous. Une voiture blanche et une autre noire attendaient déjà ; avec ma grise nous formions un beau dégradé de nuances.

Bientôt une vaillante quatre-pattes rutilante nous rejoignit, puis un coupé blanc, puis une berline jaune :
- Jaune !
- Vous avez dit jaune ?
- J’ai dit jaune ? Comme c’est bizarre !
Bon, un beau jaune brillant et tout. Garée à côté de la blanche.

Puis nous vînt une belle américaine ; pardon deux belles américaines !

L’une dans une robe rouge éclatante, l’autre de rose vêtue.

Puis une princesse, dans une voiture crapaud ; suivie de son Prince Charmant
Sur son blanc destrier (là c’est une figure de style en à-peu-près ; dommage ce n’était pas une 2CV)
Et d’autres encore.

Pour nous occuper, on parle voiture. Original.
On prend le café et des gâteaux. Chaud.
On parle du temps qu’il fera.
On se demande pourquoi on ne part pas.
Parce que celui qui apporte le casse-croûte de midi est à la bourre, pardi !
Bon alors on reprend un café. Toujours chaud, génial.

Tout le monde est là ; consigne : suivez la jaune
- Jaune !
- J’ai dit jaune !
Moteur, on tourne.

Fameuse promenade dans la campagne, les voitures se suivent sagement. J’adore ces convois qui défilent sur fond de champs verdoyants.

Attention ; on pourrait penser : que des bons moments en perspective !


Que nenni !
Il y du boulot sur la planche (on en reparlera de la planche !), parce qu'avant de partir, un gentil organisateur, tout sourire, nous a remis un joli dossier avec plein de feuilles, avec plein de cases dessus, avec plein de questions aussi.

Ambiance dans la voiture : on n’y arrivera jamais
- mais si, heureusement qu’on a pris de la doc
- pour les questions touristiques on fait comment ?
- tais-toi et roule
Le pessimiste c’est l’homme. Le chef c’est la femme…

Première étape, nous voici au musée agricole ; moi et l’agriculture : un poème !

                                     

Je m’ébaubis de tous ces tracteurs et moissonneuses et autres etc.…
Pendant ce temps, ma chère et tendre est partie à la recherche des précieuses informations.
Elle me rejoint et l’on s’extasie sur toute cette mécanique exposée sans pudeur.   

                                                           

Je récolte une moisson de renseignements avec le sens de la méthode qui me caractérise.

        

On repart.
- Peut-être y aura t’il une question portant là-dessus ; je pique de droite et de gauche au hasard de ma curiosité, Alors qu’est-ce que tu as trouvé ?
- J’ai toutes les réponses !
- Super ! Comment as-tu fait?
- J’ai lu les panneaux tout simplement
- Moi aussi, mais c’est toi qui avais les questions.
Sûr, on va devoir peaufiner notre organisation (organisation ?)

La route est belle, la voiture se comporte bien.

J’adore me pencher à la fenêtre dans les courbes pour regarder le convoi qui serpente dans la campagne et ses champs de colza.

Direction le château ; les ruines du château, mais bien présentées. Si, si, dans un cadre de verdure comme on dit. Bien, on marche dans l’herbe mouillée, on s’approche des ruines ; pas plus avancés pour autant car un large fossé et un grillage (contre ceux qui auraient eu le courage de passer le fossé ?) nous barre le passage.


                 

- Au fait est-ce qu’il n’y aurait pas des questions ?
- J’ai eu la réponse, ce sont les enfants qui ont trouvé
- Ah ! C’était quoi la question ?

En bref tout baigne. Et nous, on ne va pas tarder à tremper, quelques gouttes se mettent à tomber.


- Tu n’aurais pas une petite faim ?
Justement, c’est parti pour le pique-nique.


Dommage, c’est pile poil à ce moment qu’il se met à pleuvoir.
On parvient à un refuge campagnard, qui sert aussi de base locale aux rave-party tardennoisiennes, vu le nombre de cannettes, bouteilles et autres qui jonchent.
Il ne pleut plus. Séance nettoyage : les uns ramassent, les autres lavent, un tout seul essuie (pourvu que ma femme ne me voit pas !).
On prépare l’apéro, sur une table à l’extérieur. Las ! au moment de servir, il se remet à pleuvoir !
On me présente une « planche à trous », juste après l’apéro ! But du jeu : il faut déterminer le diamètre intérieur d’une dizaine de boulons. Méthode : je fixe l’un d’eux, celui que je pense avoir le plus rencontré avec ma longue expérience de mécano du dimanche ; je me dit : celui-là, c’est le bon , du dix ; après j’ai plus grand ou plus petit ; facile en fait ! Ha, il y a des pièges ! m’averti un super connaisseur ; bon je réfléchi davantage, mieux, plus, et tout compte fait je reste sur ma première impression, empirique, pifométrique, hypothétique ; mais… ne dit-on pas que c’est la meilleure ?


  

Repas dans la bonne humeur, on fait mieux
connaissance, ambiance bonne camaraderie

Ici un passionné d’anciennes !


Des petits plaisantins décident de personnaliser une P60 à la mode texane ; effet réussi, le propriétaire apprécie.


     

                                                                           Une tête de mouton, c’est texan çà ?

 

Tout le monde s’est régalé, se trouve bien, personne ne voit le temps passer hormis notre G.O. qui tient un timing serré.

Rangement, remballe, et départ pour la suite des aventures. Car sans dévoiler la suite, il va encore s’en passer des choses avant la fin de notre escapade dominicale.

 

En effet, l’aventure est bien au rendez-vous. Notre G.O. semble nous avoir concocté un parcours style épreuve de conduite sur 4x4. Sans trop se poser de question (c’est beau la confiance !) on suit. Amusant de voir slalomer les voitures sur le chemin pavé, défoncé, boueux.. Je me trouve derrière la 4 cheveaux, qui pour le coup aurait plus l’air d’une sauterelle tant elle bondit et rebondit ; bonjour les secousses.

 

 

 

 

Les marcheurs nous regardent passer étonnés et curieux, certains nous applaudissent.

Après 2 ou 3 bons kilomètres de cette galère, la belle américaine stoppe.

Le gros du convoi poursuit sa progression cahotante et louvoyante, tandis que nous nous arrêtons derrière le véhicule.

- On fait demi-tour ; on ne peut plus continuer, ça ne passera pas !

Sur la banquette arrière, la petite fille dort. Confort !


Il y a un vrai bel enfoncement du chemin devant la voiture. Mais les autres sont passés.
On se dit au revoir, c’était bien. On laisse l’équipage de la Ford et nous poursuivons encore quelques centaines de mètres avant de retrouver une route plus civilisée.

Nous voici enfin parvenus à une nouvelle étape, avec de nouvelles réponses à trouver :

  
   


- c’est quoi la question sur l’abbaye ?
- ça y est j’ai déjà la réponse, c’est la guide à l’entrée qui me l’a donnée
- et à quoi je sert moi ?

Il reste encore des questions à remplir, pour ce faire nous reprenons nos véhicules et nous dirigeons vers un autre lieu. Superbe donjon.

Question : combien de marches ? (celle-là je la connais car j’ai été prévenu depuis longtemps que j’aurais à les compter) Et tout le monde de monter en comptant à haute voix, soit sérieusement, soit en disant n’importe quoi pour faire se tromper les autres. Moi je compte en silence et en me bouchant les oreilles.

Ouf ! Je respire au sommet. Ma femme était déjà là-haut et me demande :
- Alors combien ?
- 152
- Tu es sûr ?
- Ben… Oui…

Eclats de rire ! M’en fous, je ne recompterais pas en redescendant ! D’autant qu’il faut s’arrêter à un étage pour savoir quel est l’illustre saligot qui a graphé sur le mur. Ah ce Hugo !

 

Les quelques touristes en visite comme nous, s’intéressent à notre jeu, mais bien sûr aucun ne s’était accompagné du précieux Guide Michelin qui m’aurait apporté d’un coup de nombreuses réponses ! Bon, j’aurais au moins essayé.

 


 

La vue depuis le sommet du donjon nous montre
une région tout à fait charmante et très dépaysante
bien que située à une centaine de kilomètres de Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier petit parcours avant de rendre les copies. Certains en profitent pour se faire prendre comme passager dans un autre véhicule : curiosité de sensations.

Nous arrivons encore au pied d’une ruine (attention, rien de péjoratif dans le terme, juste un constat) : un château dont il reste un pont étonnement long, et très ouvragé.
- Pas de questions là-dessus ?
- Non rien !
- Quoi même pas une facile comme la hauteur, ou la date de construction, ou le nombre de pavés, ou le nom du premier propriétaire, ou quel est le symbole sur l’écusson du pilier du milieu ? Non pas de question.
- Moi, je commençais à m’habituer.

 

On a tout trouvé !
Sauf pour les mots croisés, pourtant on avait une doc d’enfer.
Sauf pour la planche à trous, pourtant j’aurais pu mesurer avec ma règle.
Bref on s’est débrouillé au mieux, mais ça va être la honte.

Voilà, c’est le moment des résultats, le G.O. prend un malin plaisir à commenter questions et réponses puis récompense les trois premiers. Ce jeu bien sûr n’était qu’un prétexte pour agrémenter un dimanche entre copains.
La journée fût très réussie et j’espère que notre maître de jeux s’y est amusé autant que nous, il l’a bien mérité.

Chacun reprend la route pour un retour sans problème.
- Alors ça t’a plu ?
- Sympa
- Et bien organisé
- Et intéressant
- Et très amusant
- Et pourvu qu’il y en ait d’autres !


 

 

Par patrick deprince - Publié dans : Opel GT quelques sorties
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